Une mode qui nous veut du bien

Une mode qui nous veut du bien

Aujourd’hui j’aborde un sujet différent de ce que j’écris habituellement et qui, je suis sûre, vous ravira tout autant : la mode.

Lorsque j’ai proposé ce thème à Nathalie au cours d’une de nos réunions de travail, elle m’a demandé, à juste titre, si ce thème avait bien sa place dans l’univers de Happyblue. J’ai répondu par l’affirmative car il me semble essentiel de prendre de soin de ce que nous portons, de choisir avec soin les matières, les couleurs, la qualité éthique et environnementale du produit. Tout ceci a un réel impact sur notre santé et notre psychologie. La naturopathie est une discipline holistique qui induit le respect des lois de la nature pour être en vitalité. Prendre soin de la nature c’est respecter notre part sacrée dans ce monde.
Pour moi, s’intéresser à la mode implique de prêter attention à sa façon de consommer. J’insiste sur le côté sacré d’un achat éthique, d’un vêtement que nous allons porter sur notre peau, qui doit nous ressembler, être en vibration avec nos valeurs, dans lequel nous nous sentons merveilleusement bien. Il est bien connu que lorsque nous nous sentons bien dans nos vêtements, nous nous trouvons belles. Cela rajoute un petit je ne sais quoi qui fait toute la différence à nos yeux et bien évidement à ceux des autres.

Une des industries les plus polluantes
Le textile est l’industrie est la plus polluante. C’est un désastre écologique à cause des produits utilisés pour les traitement des tissus, des couleurs, etc.

La peau est l’un de nos 4 émonctoires qui détoxine l’organisme par la transpiration et nous oublions souvent qu’elle participe aux échanges gazeux nécessaires pour notre corps. La peau a aussi le pouvoir de capter l’énergie vitale de vie (le prana) par nos pores. Cette énergie qui nous permet de cicatriser, de s’auto-guérir, d’être en lien avec plus grand que nous… d’où l’intérêt d’être attentif à la qualité des tissus que nous portons. L’objectif est de faciliter cet échange avec l’air et surtout de ne pas imperméabiliser avec des matières synthétique telles que le polyester, issu de la pétrochimie, en fibre synthétique. Ces tissus sont intéressants d’un point de vue écologique par rapport à leur impact sur l’environnement mais dégradent les échanges entre notre peau et l’air, la nature.

Le changement est en marche

Aujourd’hui le monde du textile est en pleine évolution. On assiste à l’émergence de nouvelles fibres textiles telles que le lin, le chanvre et le bambou. Cultiver ces végétaux demande moins d’eau que le coton, par exemple ; de plus, ils sont cultivés en France et ont un impact carbone moindre. Ces fibres naturelles sont respectueuse de notre peau, avec des tissages plus ou moins serrés permettant un échange bénéfique avec l’extérieur.

Il est utile de rappeler ici que notre corps a besoin de frais, et ce, surtout au niveau de la zone périnéale. Les frottements, les pantalons serrés sont néfastes et peuvent engendrer des problèmes de circulations (cellulite, varices), de prostate, des infections vaginales, etc.
Les teintures naturelles sont également de plus en plus employées. Je tiens tout de même à préciser que les productions asiatiques sont TRÈS loin de cette démarche.

Un coût pour la planète et pour nous

L’utilisation de produits toxiques place cette industrie au deuxième rang mondial des pollueurs, après l’agriculture. La plupart des produits sont reconnus comme cancérigènes, perturbateurs endocriniens, etc. De surcroit, ils polluent les eaux des populations locales entrainant des maladies voire la mort, par manque de moyens médicaux.
Le travail des jeunes enfants, avec de bas salaires sont des pratiques récurrentes. Je rappelle que les produits utilisés sont interdits en France, mais cela ne choque personne de les retrouver dans nos magasins à des prix défiant toute concurrence et que nos créateurs et/ou fabricants sont incapables de suivre.

Ne nous mentons pas : aujourd’hui, consommer éthique représente un coût. Tout le monde peut constater qu’un t-shirt made in China coûte 5 € contrairement à un t-shirt éthique dont la valeur sera de 30 € minimum. Même mon choix des mot est important : coûter c’est le montant que nous devrons payer, nous ou nos enfants, à un moment donné, par l’appauvrissement des richesses de la Terre, une pollution faisant mourir notre écosystème. Valoir, c’est donner de la valeur au produit que nous achetons. Valoriser les (petits) créateurs en consommant chez eux et bénéficier de leurs conseils avisés sur leurs pièces est une autre démarche et, par ce geste, nous donnons de la valeur à notre planète. C’est pour cela que je parle d’un achat conscient et en quelque sorte sacré.

Par le biais de cet article, j’aimerais vous interpeller sur ce que représente à vos yeux l’industrie du textile et sur l’importance d’une consommation responsable. Portez attention aux labels et ne vous laissez pas berner par le greenwashing de bien des marques. Il est nécessaire de prendre conscience qu’il est impossible de produire des vêtements sans impact environnemental. Une précision : une mode éthique tient compte de deux choses : les conditions de travail des salariés et la réduction de l’impact environnemental

Trucs et astuces

Avant d’acheter un vêtement ou toutes autres choses, plusieurs options s’offrent à vous. Nous vous avons listé quelques idées pour une mode plus éthique :

  • Se mettre à la couture (prendre des cours) et faire ses vêtements et accessoires soi-même avec des tissus de récup ou des tissus éco-responsables ;
  • Acheter en seconde main : en friperie ou en ligne ;
  • Faire du troc entre amies ;
  • Acheter à des créateurs, artisans et artisans d’art à côté de chez vous ;
  • Se former pour bien connaître sa morphologie, sa colorimétrie et pour avoir une garde robe parfaite et minimaliste. Nathalie a testé et c’est juste génial ! https://www.atode.fr/conseil-en-image/ ;
  • se servir de Pinterest pour s’inspirer et composer des tenues avec ce que l’on a dans son dressing, sans avoir à acheter de nouvelles choses ;
  • je vous conseille le site : https://www.iznowgood.com/ qui parle de mode éthique, vous pourrez également y retrouver un générateur de recherche pour trouver votre vêtement dans une liste de marque sélectionnées par Céline.

Voici quelques marques qui proposent des vêtements atemporels qui ne se démodent pas et qui sont éthiques : 

  • Ekyog
  • Balzac Paris
  • Les récupérables : principe de l’upcycling avec des séries limitées
  • Les jupons de Louison
  • Atode
  • Jules and Jenn (accessoires et chaussures)
  • We are jolies (lingerie bio)
  • ANJA Paris (maillots de bain)
  • etc.

Labels

Rappelons-nous que les marques ont un système de renouvellement de collections sur un rythme bimensuel ! Vous pensez bien que ce renouvellement est une catastrophe au niveau écologique. Pour ma part, j’ai fait le choix de fuir ces marques à bas prix.
Il est intéressant également de vérifier les valeurs d’éco-conception d’une entreprise par rapport à son produit c’est-à-dire de sa conception jusqu’à son recyclage.
Prêtez également attention au label, il existe de label o-tex. C’est un label qui certifie que le tissu a été contrôlé à chaque étape de fabrication et qu’il ne contient aucun produit chimique nocif pour la santé.
Le deuxième, que j’affectionne particulièrement, est le label GOTS, qui certifie des conditions de travail dignes, de la qualité des matériaux utilisés, ceci dans le respect de l’environnement et n’atteint pas la santé de ceux qui les portent.

Pour conclure

Je suis bien consciente qu’il est difficile de toujours consommer éthique et ceci est valable en premier pour moi. Cela demande un minimum d’organisation et d’informations. Lorsque je consomme non éthique, c’est assez rare, je le fais principalement pour les chaussures. Je sais que je donne de l’argent à cette industrie qui va avoir un coût à un moment donné. En distribuant mon argent à cette industrie, à cette économie, j’alimente ce système, je le valide, je lui donne mon énergie.
En écrivant cet article, je me suis dis que j’aimerai que la prochaine fois que mes lectrices qui souhaitent acheter un vêtement ou autres choses, se posent les questions suivantes : à qui je veux que ça profite ? À qui je veux donner de la valeur ou est-ce que mon achat aura un coût plus lourd que le bénéfice que je peux en tirer ?
Tout commence par une action, la première serait de partager cet article sur vos réseaux pour contribuer. C’est un geste simple mais nous connaissons l’impact des réseaux sociaux. Servons nous-en à bon escient ! Malgré le trop plein d’informations, trop peu de gens ont vraiment conscience de l’importance de ce changement plus que nécessaire. Peut-être allez vous me dire qu’ils font l’autruche. Peu importe, répéter est l’art de la pédagogie !
Je fais le vœu que chacun puisse devenir responsable de sa consommation dans tout acte d’achat, pour créer notre monde de demain avec de nouveaux paradigmes. À nous de faire ce choix.

Sophie